Compositio.
Une fois le signe isolé — réduit, épuré dans Semeia — une question s'est posée : qu'en faire ? Compositio commence là. Non plus la réduction, mais la construction. Non plus l'isolation, mais l'agencement.
La série explore la possibilité d'une grammaire sémiographique : des signes issus de systèmes d'écriture distincts — latin, népalais, devanagari — hybridés jusqu'à former un alphabet visuel propre. Ni transcription, ni citation : une forme nouvelle, construite par strates.
Le point de départ est souvent un mot intraduisible — Saudade, Karma, Bazaar — dont l'étrangeté sémantique appelle une étrangeté graphique. Ce que la langue ne peut pas dire directement, la forme tente de le porter.
Cette série est ouverte. Elle se construit dans le temps, par essais successifs.