Compositio.

Une fois le signe isolé — réduit, épuré dans Semeia — une question s'est posée : qu'en faire ? Compositio commence là. Non plus la réduction, mais la construction. Non plus l'isolation, mais l'agencement.

La série explore la possibilité d'une grammaire sémiographique : des signes issus de systèmes d'écriture distincts — latin, népalais, devanagari — hybridés jusqu'à former un alphabet visuel propre. Ni transcription, ni citation : une forme nouvelle, construite par strates.

Le point de départ est souvent un mot intraduisible — Saudade, Karma, Bazaar — dont l'étrangeté sémantique appelle une étrangeté graphique. Ce que la langue ne peut pas dire directement, la forme tente de le porter.

Cette série est ouverte. Elle se construit dans le temps, par essais successifs.

Compositio — Karma, papier Arches, 60×80 cm, 2022
Compositio — Karma, détail de construction
Compositio — Saudade, papier Arches, 60×80 cm, 2023
Compositio — Saudade, détail, hybridation des scripts
Compositio — Saudade, toile coton, 60×80 cm, 2024
Compositio — Saudade, détail de surface
Compositio — Saudade, détail, strates de signes
Compositio — Marseille, toile coton, 100×100 cm, 2024
Compositio — Marseille, détail
Compositio — étude, construction de caractère
Compositio — Bazaar, toile coton, 92×73 cm, 2025
Compositio — Bazaar, détail
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